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John Wick Parabellum, un film jouissif

Dans ce troisième opus de la franchise, nous retrouvons John Wick fuyant le Continental de New York, après y avoir tué un homme. Un geste qui excommunie notre personnage principal et qui le condamne à mort. Pendant plus de deux heure, on va suivre John à la recherche d’un moyen de s’absoudre de ce crime.  

John Wick Parabellum Bande-annonce (3) VO

Comment décrire ce film… le premier mot qui vient à l’esprit est « Jouissif », car dans John Wick Parabellum, on prend un réel plaisir à regarder Keanu Reeves éclater des mafieux à la pelle. Le film est un véritable exutoire. On en ressort essoufflé, fatigué, mais comblé. Le plus de cette pellicule est qu’à aucun moment nous avons mauvaise conscience. Jamais nous n’avons l’impression d’assister à une reconstitution de la réalité. Chad Stahelski, le réalisateur du film, a réussi à nous crée une safe zone dans laquelle on peut jubiler allégrement de cette orgie de violence. Voyons donc comment la construction du film nous pose ce cadre. 

Parlons dans un premier temps de la direction de la photographie. Dans ce long métrage, Dan Laustsen est responsable de l’esthétique et de l’éclairage, et cela se voit. Lui qui a travaillé sur La forme de l’eau, nous prouve encore son savoir-faire. Nous n’avons pas à faire ici à des images qui sont empruntées à la vie, mais plutôt aux rêves. Ainsi l’œuvre est sombre et très élégante, ce qui la rapproche graphiquement de films comme 300 et Sin City ou bien encore de la série à succès de Netflix, The Umbrella Academy. Un visuel qui rappelle une planche de comics. 

Dessin ou réalité ?
Unity Phelan dans JOHN WICK PARABELLUM

Pour mieux nous familiariser avec l’histoire, le monde dans lequel se déroule l’action est proche du nôtre. Les pays, les villes, les buildings, les vêtements ou bien les médias, sont les mêmes que dans la vie de tous les jours. Cette ressemblance facilite l’immersion. Le fictif apparait lorsqu’on aborde les règles de ce monde, les codes sociaux, car ils sont totalement à l’opposé de la réalité. Ainsi le film est familier et étrange à la fois.

L’autre pièce majeur dans la mise en place de ce cadre est le scénario. Nous sommes dans un revenge movie, ce qui importe, c’est de montrer des méchants* provoquer la colère du « héros » (ou devrais-je dire antihéros), puis de regarder le châtiment s’abattre sur eux. L’histoire en elle-même doit être accessible, peu réaliste, mais elle doit faire sens. La simplicité scénaristique permet de s’identifier facilement aux personnages. 

Et last but not least, le film nous offre un grand nombre de chorégraphies martiales, toutes plus dingues les unes que les autres. Mention spéciale à la scène de combat au corps à corps et à son utilisation de chiens d’attaque, une première au cinéma. Et c’est là qu’est le truc, l’action est si impressionnante et belle qu’elle n’en est plus crédible. 

Halle Berry en pleine chorégraphie  avec un chien d’attaque dans JOHN WICK PARABELLUM.

En posant ce cadre fictif, John Wick parabellum nous propose une sorte de cure de Katharsis. Dans la Grèce antique, c’était le fait de purifier ses émotions à travers la pitié ou la terreur que l’on ressentait lors de tragédie jouée pendant les fêtes religieuses. Ainsi, ce film est un exutoire qui permet de se débarrasser de son stress. 

La mécanique est bien huilée. À travers le personnage principal, on vit et on éprouve sa rage, sa colère, son envie de vengeance et son désir de violence. En conclusion, John Wick parabellum est au cinéma ce que le MMA* est au combat de rue, un défouloir réglementé, encadré et protégé. Amateur de sensations fortes allez-y les yeux fermés.

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Films

Eaglesham Mc Guinky Tout afficher

Parisien trentenaire, diplômé en langues (Anglais/Portugais), civilisations (Anglo-saxonnes et lusophones) et en Histoire de l'Art et Archéologie.

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